« Contrer le rire fasciste. Trolling et résistance » est un essai de Denis Saint-Amand publié aux éditions Rue de l’échiquier, qui examine comment le trolling peut être investi comme un outil de résistance face aux rhétoriques d’extrême droite. Dans cet épisode, Le Carnet et les Instants met en lumière une réflexion sur la dimension politique du rire et de la dérision dans l’espace numérique contemporain. L’ouvrage propose une analyse des tactiques de détournement utilisées pour déstabiliser des discours hégémoniques, en s'appuyant sur des dynamiques propres aux cultures en ligne. L’invité, Denis Saint-Amand, explore ici les nuances entre le rire comme arme de bascule idéologique et son usage subversif. La discussion aborde la manière dont les communautés numériques investissent le terrain de l'humour pour contrecarrer des discours fascisants, en analysant la mécanique des mèmes et la viralité de la moquerie. Cette approche permet de questionner la place du rire non plus comme simple divertissement, mais comme une pratique discursive capable de modifier le rapport de force dans le débat public. La lecture de Vincent Tholomé vient enrichir cette présentation, apportant un éclairage supplémentaire sur la posture adoptée par l’auteur dans son travail. Le podcast souligne la pertinence de cet essai pour comprendre les nouvelles formes de militantisme numérique. En se penchant sur la manière dont les codes de l'Internet sont réappropriés, Denis Saint-Amand livre une étude sur les tensions persistantes entre expression libre et stratégies de contrôle au sein des réseaux sociaux. L'ouvrage s'inscrit dans une démarche de décryptage des discours, offrant au lecteur des clés pour identifier les mécanismes à l'œuvre derrière les contenus satiriques qui peuplent nos écrans. Cette exploration rappelle que le rire, dans sa forme la plus combative, demeure un levier d'action politique dont les contours évoluent avec les outils technologiques.