« Vivre sans bonheur et n'en point dépérir » est un récit de Véronique Ovaldé publié en août 2026 chez Flammarion, qui explore le portrait biographique d'une femme résistant à l'enfermement familial et social par le pouvoir de l'imagination et de la fiction. Dans cet épisode du podcast Littérature sans frontières, l'autrice revient sur cette démarche inédite qui consiste à puiser dans ses propres souvenirs pour dresser le portrait de sa mère. Loin d'une simple retranscription factuelle, ce livre témoigne de la manière dont la littérature permet de proposer des bifurcations intempestives à des destins marqués par le renoncement et les pressions d'une époque ou d'un époux. L'ouvrage met en lumière une bonté rare qui, malgré le poids du quotidien et des étiquettes imposées, a su préserver une forme de joie secrète.
Véronique Ovaldé s'est fait connaître par une œuvre riche, explorant régulièrement les mécanismes de la liberté individuelle face aux carcans imposés. Son parcours littéraire comprend des romans marquants tels que Et mon cœur transparent, Ce que je sais de Vera Candida, Des vies d’oiseaux, La Grâce des brigands, Soyez imprudents les enfants, et Personne n’a peur des gens qui sourient. Plus récemment, son roman Fille en colère sur un banc de pierre et son recueil de nouvelles À nos vies imparfaites, récompensé par le Goncourt de la nouvelle, ont confirmé sa place singulière dans le paysage littéraire francophone. Dans ce nouvel ouvrage, elle poursuit sa réflexion sur la résilience, en transformant le récit familial en une quête universelle sur le droit de rêver à d'autres vies. La discussion souligne la capacité de l'autrice à marier le réel et l'imaginaire, transformant ainsi le poids d'une biographie en une exploration poétique des chemins possibles que chaque individu, et en particulier sa mère, aurait pu emprunter si les circonstances avaient été différentes.