« Lady Diana, ma mère et moi » est un roman de Laura Tinard publié en août 2026 chez Seuil, qui explore le poids des apparences et le vertige d’une filiation construite sur le culte de l’image et du paraître. Dans le cadre de son émission Le paraître et la mort, Le Carnet et les Instants propose une plongée dans ce récit porté par la lecture de Véronique Bergen. L’ouvrage nous plonge au cœur de l’été 1997, période charnière où l’actualité mondiale est captivée par la figure de la princesse Diana. Tandis que la famille royale et les médias scrutent les moindres gestes de la princesse sur la Côte d’Azur, le récit se recentre sur une figure intime : Cindy Mastriani. Mère célibataire habitée par une mélancolie profonde, celle-ci nourrit une ressemblance physique troublante avec Lady Diana, jusqu’à ce que cette identification devienne le moteur de sa propre existence. La rencontre avec un riche Espagnol sur un yacht à Nice agit comme un catalyseur. Cindy entraîne alors sa fille, Rebecca, dans une spirale de mises en scène où les amours au soleil, les élans de charité ostentatoires et la traque des paparazzis deviennent la nouvelle réalité de leur quotidien. L’intrigue interroge la manière dont cette mère fragile transmet à son enfant le désir d’exister à travers un rôle fantasmé. En se rêvant l’enfant cachée de la couronne britannique, Rebecca devient l’instrument d’un récit familial où la frontière entre la vie réelle et l’image projetée s’efface dangereusement. À travers cette analyse, le podcast souligne la fragilité des identités lorsque celles-ci se cristallisent autour d’icônes médiatiques inaccessibles. Véronique Bergen met en lumière la tension constante entre la quête de reconnaissance et l’aliénation, révélant comment une obsession narcissique peut transformer durablement la perception du monde d’une jeune fille, faisant de la ressemblance une prison plutôt qu’un simple jeu de miroirs.