« Je sais où dorment mes amis » est un livre d'Alexandre Valassidis publié chez Le castor astral, qui explore la puissance évocatrice de l'écriture en tant que moyen d'appréhender les zones d'ombre et la mémoire. Dans ce récent épisode du podcast Le Carnet et les Instants, l'attention se porte sur cette œuvre à travers une lecture attentive proposée par Véronique Bergen. L'émission invite les auditeurs à découvrir une démarche littéraire où la plume devient un instrument de contact avec ce qui demeure habituellement invisible ou enfoui. Le propos central tourne autour de la capacité du langage à saisir les silences et les recoins sombres du vécu, transformant l'acte d'écrire en un geste quasi physique de toucher. La perspective de Véronique Bergen met en lumière la manière dont Alexandre Valassidis tisse ses phrases, créant une atmosphère où la clarté se mêle à une forme d'opacité nécessaire. Le fil conducteur de cet échange souligne la posture de l'auteur face à ses souvenirs et à son entourage, privilégiant une approche où l'intime rencontre une forme de mystère. En explorant les thématiques abordées dans cet ouvrage, l'émission permet de mieux comprendre les intentions d'un écrivain qui cherche à ancrer son récit dans une réalité fragmentée, tout en conservant une dimension poétique et réflexive. Ce podcast s'inscrit dans la volonté du Carnet et les Instants de mettre en avant des textes qui, par leur singularité, interrogent notre rapport au monde et aux autres. L'analyse, sans artifice, permet de cerner les enjeux de l'ouvrage et d'apprécier la précision du regard que porte l'auteur sur ses propres amitiés et les lieux qui leur sont liés. Les auditeurs y trouveront une porte d'entrée pertinente pour aborder ce texte, dont la force réside dans sa capacité à transformer des impressions fugaces en une matière littéraire consistante et touchante.